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Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3) : tout comprendre sur la politique Ă©nergĂ©tique française

Lucas Grandperrin
Lucas Grandperrin
centrale nucléaier
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À l’heure oĂč les alĂ©as gĂ©opolitiques se multiplient et oĂč l’urgence climatique se fait de plus en plus pressante, la France s’est dotĂ©e d’outils de pilotage pour se libĂ©rer des fluctuations du marchĂ© et rĂ©duire ses Ă©missions carbone.

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Parmi eux, la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE 3) fixe les orientations de la politique Ă©nergĂ©tique française pour les dix prochaines annĂ©es, avec Ă  la clĂ© de nombreux arbitrages et subventions Ă©nergĂ©tiques.

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Attendue avec beaucoup d’impatience, la troisiĂšme version, ou PPE 3, a Ă©tĂ© publiĂ©e le 12 fĂ©vrier 2026 au Journal Officiel. 

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Ambitions, Ă©volution du mix Ă©nergĂ©tique, budgets engagĂ©s : quels sont les axes structurants de cette nouvelle programmation ? Le Lab des Énergies vous propose un dĂ©cryptage des Ă©lĂ©ments clĂ©s Ă  retenir.

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Qu'est-ce que la PPE 3 ? 

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Pour bien apprĂ©hender ce texte, il est essentiel de le replacer dans son contexte historique, de comprendre sa portĂ©e normative et de revenir sur les trois enjeux qu’elle dĂ©fend. 

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De 2016 Ă  2026 : le contexte historique de la PPE 3

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La PPE 3 est le troisiĂšme volet d’une dĂ©marche initiĂ©e en 2016, dans le cadre de la loi relative Ă  la transition Ă©nergĂ©tique pour la croissance verte (LTECV). 

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Cette loi est née dans le contexte particulier de la Conférence Internationale sur le Climat (COP 21) en 2015, qui aboutira au célÚbre Accord de Paris. 

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La PEE vise alors Ă  dĂ©finir comment atteindre les objectifs de la LTECV d’un point de vue Ă©nergĂ©tique. Elle est dĂ©finie pour deux pĂ©riodes consĂ©cutives de cinq ans.

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La PPE 1 est la toute premiĂšre forme de planification de la transition Ă©nergĂ©tique en France. À l’époque, elle s’articule autour des enjeux de sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique, de croissance des Ă©nergies renouvelables et de la modernisation du systĂšme Ă©lectrique.

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Quelques annĂ©es plus tard, la PPE 2, adoptĂ©e en avril 2020, a Ă©tĂ© particuliĂšrement remarquĂ©e pour sa politique active d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique dans les secteurs du bĂątiment, du transport et de l’industrie. 

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Des avancées structurantes ont été réalisées, notamment avec la mise en place de feuilles de route de décarbonation pour les secteurs les plus émetteurs (métallurgie, chimie lourde, ciment
).

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En parallÚle, les programmes France Relance et France 2030 ont contribué à la décarbonation de plus de 200 sites industriels.

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Le cadre légal de la PPE 3

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La PPE s’inscrit dans le cadre plus gĂ©nĂ©ral de la stratĂ©gie de transition globale française, aussi dite « StratĂ©gie Française pour l’Energie et le Climat » (SFEC). 

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Elle est composée de trois volets complémentaires :

  • La Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE), et son annexe la StratĂ©gie de dĂ©veloppement des mobilitĂ©s propres (SDMP),
  • Le Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC),
  • La StratĂ©gie nationale bas-carbone (SNBC 3, Ă  date).

Ces documents de planification permettent aux autorités de piloter la transition écologique dans toutes ses dimensions. 

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La PPE sert de feuille de route Ă©nergĂ©tique pour la France. Elle est adoptĂ©e par dĂ©cret et encadrĂ©e par le code de l’énergie, avec des rĂšgles prĂ©cisĂ©es par la loi du 17 aoĂ»t 2015 sur la transition Ă©nergĂ©tique.

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La PPE a des impacts concrets puisqu’elle encadre le lancement des appels d’offre pour : 

  • le dĂ©veloppement des Ă©nergies vertes, 
  • l’installation de nouvelles unitĂ©s de production Ă©lectrique, 
  • le maintien du niveau de sĂ©curitĂ© d’approvi­sionnement du systĂšme Ă©nergĂ©tique français.

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À savoir : Des PPE distinctes sont prĂ©vues pour la mĂ©tropole continentale et les zones non interconnectĂ©es ou ZNI (Corse, La RĂ©union, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon).

Celle de la métropole est élaborée par le Gouvernement, tandis que celles des ZNI le sont conjointement avec les collectivités territoriales.

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Les 3 objectifs fondamentaux de la PEE : souveraineté, neutralité carbone et compétitivité

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La PPE repose sur un triptyque indissociable : la sĂ©curitĂ© d’approvisionnement Ă©nergĂ©tique, la maĂźtrise des prix de l’énergie et la lutte contre le changement climatique.

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La sĂ©curitĂ© d’approvisionnement et la souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique : 

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Ce point vise Ă  l’élaboration d’un mix Ă©nergĂ©tique français permettant de rĂ©duire la dĂ©pendance du pays aux Ă©nergies fossiles importĂ©es, tout en adaptant les infrastructures nĂ©cessaires Ă  la production, Ă  la transformation, au transport et Ă  la distribution de l’énergie, notamment des Ă©nergies renouvelables.

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La maĂźtrise des prix de l’énergie  

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L’ambition de la PPE est de garantir l’accĂšs Ă  un prix de l’énergie compĂ©titif, en faveur des entreprises et des consommateurs français.

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La lutte contre le changement climatique : 

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L’objectif est de passer d’un mix Ă©nergĂ©tique constituĂ© d’environ 60 % d’énergies fossiles importĂ©es en 2023 Ă  un mix Ă©nergĂ©tique constituĂ© d’environ 60 % d’énergies bas-carbone en 2030, pour atteindre la neutralitĂ© carbone d’ici 2050.

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Les ambitions de la PPE 3 : diminuer la dĂ©pendance aux Ă©nergies fossiles et renforcer le recours Ă  l’électricitĂ© dĂ©carbonĂ©e 

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Ces 3 axes de travail prioritaires se traduisent dans deux ambitions structurantes, portĂ©es par le contexte Ă©conomique et gĂ©opolitique actuel. Elles guideront l’ensemble des prochains arbitrages Ă©nergĂ©tiques.

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Le contexte géopolitique et économique comme moteur

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Les récents évÚnements sur la scÚne internationale (guerre en Ukraine en 2022, guerre en Iran en 2026) ont fortement perturbé les marchés et révÚlent, une fois de plus, la vulnérabilité de la France face à sa dépendance aux énergies fossiles. 

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La PPE 3 s’inscrit dans ce contexte particulier, qui justifie des objectifs trĂšs ambitieux en faveur de la sortie des Ă©nergies carbonĂ©es.

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Cela nécessite des transformations profondes dans l'ensemble des secteurs économiques (industrie, bùtiment, transport, etc.) en vue d'atteindre une forme d'indépendance énergétique. 

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Cette transition repose sur trois piliers : 

  • la rĂ©duction de la consommation globale d'Ă©nergie, 
  • l'Ă©lectrification massive des usages, 
  • le dĂ©veloppement de la production d'Ă©nergies bas-carbone.

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Réduire le recours aux énergies fossiles à 40 % en 2030

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Le mix Ă©nergĂ©tique actuel de la France ne lui permet pas d’atteindre la souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique Ă  date : on compte encore 37 % de pĂ©trole et 21 % de gaz naturel dans sa consommation d’énergie finale. 

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L’ambition principale est donc de diminuer drastiquement la dĂ©pendance française aux Ă©nergies fossiles, en faisant baisser leur consommation de 900 TWh Ă  330 TWh d’ici 2035.

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Parmi les énergies fossiles, voici les principales baisses prévues par la PPE 3 :

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Les produits pétroliers 

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Le prĂ©sident de la RĂ©publique a fixĂ© comme objectif final de mettre fin Ă  la consommation de pĂ©trole d’ici 2045. 

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Depuis le milieu des années 2000, la consommation globale suit une tendance à la baisse (en moyenne -1,7 % par an entre 2005 et 2023). Cette diminution est liée principalement aux secteurs industriel, résidentiel et tertiaire.

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Le gaz fossile 

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La consommation primaire de gaz fossile diminue, passant de 368 TWh en 2023 à 277 TWh en 2030, puis à 203 TWh en 2035. 

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Cette rĂ©duction rĂ©sulte des politiques de dĂ©carbonation de l’industrie, de la rĂ©novation des bĂątiments, du remplacement des chaudiĂšres Ă  gaz par des Ă©quipements bas-carbone et de la substitution par des gaz verts.

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Le charbon 

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La consommation primaire de charbon en France métropolitaine diminue fortement en 2023 (-23 %) pour atteindre 50 TWh, son niveau le plus bas jamais enregistré.

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Ce recul s’explique par une tendance de fond : le charbon est progressivement remplacĂ© par d’autres sources d’énergie dans la plupart des secteurs. 

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Pour compenser le recours aux Ă©nergies fossiles, la PPE 3 prĂ©voit le dĂ©veloppement d’un mix Ă©lectrique Ă©quilibrĂ©, dĂ©carbonĂ© et souverain grĂące au dĂ©veloppement de la filiĂšre renouvelable, mais Ă©galement de celle du nuclĂ©aire.

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Augmenter le recours Ă  l’électricitĂ© dĂ©carbonĂ©e et accĂ©lĂ©rer l’électrification des usages

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Dans ce contexte d’incertitudes gĂ©opolitiques et Ă©conomiques, la PPE 3 affiche des objectifs de production d’énergie dĂ©carbonĂ©e sensiblement plus ambitieux que ceux fixĂ©s dans sa version prĂ©cĂ©dente. 

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Le texte indique que la production d'électricité décarbonée est censée atteindre au moins 650 TWh d'ici 2035, ce qui représente une croissance de 42 % par rapport à l'année 2023.

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Pour ĂȘtre soutenable, cette production d’électricitĂ© dĂ©carbonĂ©e doit s’accompagner d’un vaste plan d’électrification des usages. 

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Les secteurs majoritairement concernĂ©s sont l’industrie / l’artisanat, le bĂątiment, la mobilitĂ© et le numĂ©rique. Il s’agit donc d’une transformation globale et sans prĂ©cĂ©dent dans l’histoire Ă©nergĂ©tique française !

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Et si les objectifs d’électrification ne sont pas atteints ? La clause de revoyure d’ici 2027

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La PPE 3 mise sur une trĂšs forte croissance de la consommation d’électricitĂ©, mais prĂ©voit une clause de revoyure dĂšs 2027 afin d’ajuster sa trajectoire, surtout dans un contexte d’élections prĂ©sidentielles. 

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Cette clause de revoyure prend Ă©galement tout son sens au regard de la non-atteinte des objectifs d’électrification fixĂ©s prĂ©cĂ©demment. 

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Des Ă©tudes sur l’évolution de la consommation seront donc menĂ©es durant les deux prochaines annĂ©es et pourront, le cas Ă©chĂ©ant, conduire Ă  une rĂ©vision simplifiĂ©e de la PPE d’ici Ă  2027.

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La relance du nucléaire : le tournant historique de la PPE 3 

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Pour rĂ©pondre aux deux enjeux de souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique et d’électrification, la PPE 3 opĂšre un revirement inĂ©dit sur le nuclĂ©aire, soulignant les bĂ©nĂ©fices stratĂ©giques de cette Ă©nergie face au contexte actuel. 

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Coup d’arrĂȘt aux fermetures de rĂ©acteurs : une rupture nette avec la PPE2

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Alors que la PPE 2 avait prĂ©vu de nombreuses fermetures de rĂ©acteurs nuclĂ©aires, notamment celles des deux rĂ©acteurs de Fessenheim, qui avaient fait grand bruit, l’exĂ©cutif semble faire machine arriĂšre et acter la relance de la filiĂšre nuclĂ©aire dans la PPE 3. 

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L’objectif affichĂ© de la PPE 2 Ă©tait de passer de 75 % Ă  50 % le nuclĂ©aire dans les capacitĂ©s de production Ă©lectriques françaises.

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Ce revirement notable est en cohĂ©rence avec le discours du PrĂ©sident Macron de Belfort en 2022, alors que l’énergie nuclĂ©aire prouve ĂȘtre une Ă©nergie abordable, peu carbonĂ©e et souveraine en pĂ©riode de turbulences. 

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Cette dĂ©cision s’appuie Ă©galement sur le rapport de RTE « Futurs Ă©nergĂ©tiques 2050 » qui alertait sur un risque pour la sĂ©curitĂ© d’approvisionnement en Ă©nergie avec une rĂ©duction claire des capacitĂ©s de production nuclĂ©aire d’ici 2050.

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La PPE 3 arbitre donc et maintient une part significative d’électricitĂ© nuclĂ©aire dans le mix français Ă  l’horizon de l’annĂ©e 2050. 

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Cette relance augmentera de 25 % le volume de travail nĂ©cessaire d’ici Ă  2033, ce qui devrait conduire Ă  prĂšs de 100 000 recrutements d’ici 2030.  

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Construction de 6 nouveaux EPR2 et prolongation du parc existant Ă  50 ou 60 ans

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La relance du nuclĂ©aire passe par deux axes principaux : prolonger le parc existant jusqu’à 60 ans et construire de nouvelles capacitĂ©s de production.

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Le prolongement du fonctionnement des réacteurs nucléaires aprÚs 50 ans puis 60 ans sera déployé tant que les exigences de sûreté le permettent, en cohérence avec les pratiques internationales actuelles. 

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Selon la législation en vigueur, les réexamens décennaux de sûreté permettront de vérifier réguliÚrement si chaque réacteur peut continuer à fonctionner. 

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En parallĂšle, EDF mĂšne un programme de travaux pour opĂ©rer la maintenance des sites et l’augmentation de la puissance disponible des rĂ©acteurs existants.

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La PPE 3 envisage également la création de nouvelles capacités de production avec la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 : deux à Penly, deux à Gravelines et deux à Bugey. 

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La rĂ©alisation est en attente de la dĂ©cision finale d’investissement par le conseil d’administration d’EDF, prĂ©vue pour 2026. Le scĂ©nario central de la PPE retient une hypothĂšse de production de 380 TWh d’ici 2030.

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Les SMR : l’objectif d'un premier rĂ©acteur dĂ©but 2030 pour cette technologie innovante

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L’encouragement du nuclĂ©aire repose non seulement sur les EPR2, mais aussi sur des technologies de rupture qui affichent des rĂ©sultats prometteurs. 

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Les SMR (small modular reactor) ou petits réacteurs nucléaires se développent de plus en plus, notamment dans le secteur industriel.

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Ces réacteurs de puissance plus faible, allant de quelques dizaines de MWe à environ 300 MWe, ont été soutenus par les programmes France Relance et France 2030 pour faire avancer leurs niveaux de maturité.

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L’État souhaite continuer à soutenir l’innovation de rupture, via le plan France 2030. 

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Son objectif est de rĂ©aliser le premier coulage de bĂ©ton d’un petit rĂ©acteur modulaire Ă  eau pressurisĂ©e et de lancer au moins un prototype de petit rĂ©acteur nuclĂ©aire innovant utilisant une technologie diffĂ©rente d’ici au dĂ©but des annĂ©es 2030.

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ParallĂšlement, la PPE 3 encourage la poursuite des travaux pour Ă©valuer l’intĂ©rĂȘt de ces rĂ©acteurs en France, notamment pour la production de chaleur, d’hydrogĂšne bas carbone ou le traitement du 

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Les énergies renouvelables électriques : un développement ambitieux mais réaliste

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L’Éolien en mer : le coup de boost

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Dans le cadre de la PPE 3, l’éolien offshore est particuliĂšrement soutenu avec de nombreux appels d’offres (dĂ©jĂ  lancĂ©s pour certains) pour accĂ©lĂ©rer son dĂ©veloppement. 

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La capacitĂ© installĂ©e devrait atteindre 3,6 GW dĂšs 2030, puis grimper rapidement Ă  environ 9,5 GW dans les annĂ©es suivantes grĂące aux projets en cours et attribuĂ©s. 

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L’objectif sera ensuite d’atteindre au moins 15 GW de puissance installĂ©e en 2035, puis 18 GW en 2037. 

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Pour faciliter le dĂ©ploiement de ces capacitĂ©s, des dispositions prĂ©sentes dans la Loi d’AccĂ©lĂ©ration et de Simplification de l’Action Publique (ASAP) en 2020 et la loi APER de 2023 visent Ă  lever les freins Ă  l’installation de nouveaux parcs.

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À ce jour, trois projets totalisant 1,5 GW ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s : le parc de Saint-Nazaire, de 480 MW, mis en service en 2022, ainsi que les parcs de FĂ©camp et de Saint-Brieuc, mis en service en mai 2024. 

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D’ici 2026, le parc de Yeu-Noirmoutier sera entiĂšrement opĂ©rationnel, suivi par les mises en service des parcs de Dieppe-Le-TrĂ©port et de Courseulles-sur-Mer.

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Pour soutenir ses efforts, la France capitalise sur son tissu industriel, qui regroupe un tiers des capacitĂ©s europĂ©ennes de production d’éoliennes en mer. 

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L’investissement dans les sites industriels existants continuera d’ĂȘtre soutenu. Il vise Ă  la fois Ă  renforcer ces sites et Ă  dĂ©velopper une capacitĂ© industrielle pour produire des piĂšces spĂ©cifiques et leurs sous-composants critiques. 

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La France souhaite crĂ©er des pĂŽles de fabrication et d’assemblage pour atteindre une capacitĂ© de production d’au moins 500 MW/an sur chaque façade maritime d’ici Ă  2030. 

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L’Éolien terrestre : un repowering des installations existantes

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La politique dĂ©finie par la PPE pour l’éolien terrestre repose sur les installations dĂ©jĂ  en place.

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Elle met notamment l’accent sur le « repowering », c’est-Ă -dire le remplacement complet des Ă©oliennes, ou la remotorisation, qui consiste Ă  moderniser leurs Ă©quipements internes. 

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Cette dĂ©marche permet de substituer les turbines actuelles par des modĂšles plus performants, souvent moins nombreux mais plus puissants, tout en maintenant des critĂšres d’exigence Ă©levĂ©s pour le dĂ©veloppement de nouveaux projets.

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Cela se fera dans le cadre de deux appels d’offres par an Ă  hauteur d’environ 800 MW par pĂ©riode Ă  compter du premier semestre 2026. L’objectif est de maintenir le rythme de dĂ©veloppement autour de 1,3 GW/an.

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Le solaire photovoltaïque : diversité des installations et renforcement industriel

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Pour le solaire photovoltaĂŻque, la PPE 3 vise Ă  promouvoir un Ă©quilibre entre grandes et petites toitures, centrales au sol et projets d’agrivoltaĂŻsme.

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Elle tient Ă©galement compte des coĂ»ts Ă©levĂ©s de certaines technologies et cherche Ă  rĂ©duire les conflits d’usage ainsi que les impacts environnementaux des installations.

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Pour soutenir son dĂ©veloppement, la France prĂ©voit l’installation de plusieurs usines sur son territoire.

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Ces projets pourraient permettre de produire jusqu’à 10 GW de composants d’ici 2035, rĂ©partis sur diffĂ©rents segments clĂ©s de la chaĂźne de valeur : 3 Ă  5 GW pour la filiĂšre du silicium, 3 Ă  5 GW pour les lingots et wafers, et 5 Ă  10 GW pour les cellules et modules photovoltaĂŻques.

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Des appels d’offres seront lancĂ©s aprĂšs 2028 pour accompagner le dĂ©ploiement de ces installations et soutenir la croissance du secteur.

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L’hydroĂ©lectricitĂ© : l’augmentation des capacitĂ©s

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La PPE 3 s’inscrit dans la continuitĂ© de la loi Battistel-Bolo, adoptĂ©e en fĂ©vrier 2026.

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Ce texte vise à moderniser les barrages, sécuriser leur cadre juridique et faciliter de nouveaux investissements, tout en répondant aux exigences européennes sur la concurrence.

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Un enjeu clĂ©, puisque cette filiĂšre fournit aujourd’hui 40 % de l’électricitĂ© renouvelable du pays, en tĂȘte des sources françaises.

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L’objectif est donc d’augmenter les capacitĂ©s hydroĂ©lectriques installĂ©es de 2,8 GW d’ici 2035, en grande partie sur des installations existantes, en renforçant la puissance et la flexibilitĂ© du parc, notamment des grandes installations supĂ©rieures Ă  4,5 MW, y compris les STEP.

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Cette croissance sera obtenue principalement par l’optimisation et le surĂ©quipement des amĂ©nagements existants.

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Les énergies bas carbone non électriques pour un mix diversifié

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Si la PPE 3 met fortement l’accent sur l’électrification des usages, le texte valorise Ă©galement les sources d’énergie dĂ©carbonĂ©e non Ă©lectriques pour atteindre un mix Ă©nergĂ©tique trĂšs diversifiĂ©.

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Parmi elles, Ă  titre d’exemple, la France souhaite miser sur une augmentation de la production de chaleur renouvelable et de rĂ©cupĂ©ration avec une multiplication par deux de sa consommation d’ici Ă  2035.

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Pour l’hydrogĂšne bas carbone, l’objectif est d’installer jusqu’à 4,5 GW d’électrolyseurs en 2030, notamment pour favoriser sa consommation d’hydrogĂšne dans l’industrie et pour la production de carburants de synthĂšse. 

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La dimension budgĂ©taire de la PPE 3 : coĂ»t pour les finances publiques et maĂźtrise des coĂ»ts de l’électricitĂ©

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CoĂ»t maĂźtrisĂ© pour le budget de l’Etat et mĂ©canisme des contrats pour diffĂ©rence

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La PPE 3 fixe de grandes ambitions en matiÚre de transition énergétique, toutefois, elle précise bien que cela ne doit pas se faire aux dépens des dépenses publiques, dans un contexte de contraintes budgétaires.

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Pour cela, la PPE 3 mise sur des appels d’offres compĂ©titifs, permettant de garantir une minimisation des coĂ»ts pour l’Etat.

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Selon les modĂ©lisations actuelles, intĂ©grant l’ensemble des Ă©nergies renouvelables, et en considĂ©rant un prix mĂ©dian de l’électricitĂ©, la charge publique devrait diminuer progressivement d’environ 50 % d’ici 2040.

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Le coût budgétaire dépendant toutefois des prix du marché, la PPE 3 inclut des modélisations pour apprécier sa soutenabilité selon divers scénarios :

  • Un scĂ©nario bas, avec un prix de gros de l’électricitĂ© atteignant 50 € 2024/MWh, et un prix de gros du gaz atteignant 20 €2024/MWh PCS en 2030 ;
  • Un scĂ©nario mĂ©dian, avec un prix de gros de l’électricitĂ© atteignant 70 €2024/MWh, et un prix de gros du gaz atteignant 35 € 2024/MWh PCS en 2030 ;
  • Un scĂ©nario haut, avec un prix de gros de l’électricitĂ© atteignant 95 €2024/MWh, et un prix de gros du gaz atteignant 50 € 2024/MWh PCS en 2030.

Finalement, la PPE 3 mise sur une décroissance du financement public dans le temps, à mesure que les coûts de production des filiÚres renouvelables baissent et que les nouvelles capacités gagnent en compétitivité.

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Elle fait le pari, qu’avec le temps, les nouveaux projets auront besoin de moins en moins de soutien public explicite jusqu’à tendre vers zĂ©ro en d’ici 2050. 

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👉 Encourager les filiĂšres tout en maĂźtrisant la dĂ©pense publique : zoom sur le contrat pour diffĂ©rence (CPD) !

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Parmi les mĂ©canismes d’encouragement compĂ©titifs figure le contrat pour diffĂ©rence.

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Il permet Ă  l’État de sĂ©curiser l’investissement en garantissant un prix de rachat de l’électricitĂ© sur une pĂ©riode donnĂ©e.

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Si le prix du marchĂ© est infĂ©rieur Ă  ce niveau, l’État verse la diffĂ©rence ; s’il est supĂ©rieur, le producteur reverse l’excĂ©dent.

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En résumé, le contrat pour différence permet :

  • d’assurer au producteur un revenu stable pendant toute la durĂ©e du contrat ;
  • de rĂ©partir le risque de variation des prix entre le producteur et la collectivitĂ© ;
  • de contenir le coĂ»t pour les finances publiques lorsque les prix du marchĂ© sont Ă©levĂ©s, puisque les paiements peuvent alors ĂȘtre inversĂ©s.

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Le cas particulier du nuclĂ©aire : prĂȘt bonifiĂ© et contrat pour diffĂ©rence Ă  100 €/MWh maximum

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Le soutien public pour la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR2 reposera sur deux mécanismes principaux.

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D’une part, un prĂȘt de l’État bonifiĂ© couvrant au moins la moitiĂ© des coĂ»ts de construction et d’autre part, un contrat pour diffĂ©rence sur la production nuclĂ©aire, plafonnĂ© Ă  100 €/MWh.

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Les coĂ»ts de construction des six nouveaux rĂ©acteurs ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s en 2021 Ă  51,7 Md€, rĂ©partis sur une durĂ©e totale de vingt-cinq ans, soit des investissements annuels moyens d’environ 2 Md€ par an. 

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Ce chiffrage est en cours de mise Ă  jour par EDF, sous la supervision de la DĂ©lĂ©gation InterministĂ©rielle au Nouveau NuclĂ©aire, dans la perspective d’une dĂ©cision finale d’investissement prĂ©vue d’ici fin 2026.

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Le contrat pour diffĂ©rence commencera Ă  produire ses effets Ă  compter de la mise en service du premier rĂ©acteur, attendue Ă  l’horizon 2038. 

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Par ailleurs, les modalitĂ©s de soutien public font l’objet de discussions avec la Commission europĂ©enne afin de garantir leur compatibilitĂ© avec le droit europĂ©en.

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StabilitĂ© et compĂ©titivitĂ© de l’énergie Ă  terme pour le consommateur

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Si la PPE 3 vise tant Ă  encourager le recours Ă  des Ă©nergies souveraines et dĂ©carbonĂ©es, c’est Ă©galement pour protĂ©ger le consommateur et lui garantir une certaine stabilitĂ© des prix.

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La PPE 3 s’inscrit dans la lignĂ©e des aides temporaires mises en place pour faire face Ă  la crise des prix de l’énergie et limiter son coĂ»t. 

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L’ARENH (AccĂšs RĂ©gulĂ© Ă  l’ElectricitĂ© NuclĂ©aire Historique), permettant d’accĂ©der Ă  une consommation Ă  prix rĂ©gulĂ© a pris fin le 31 dĂ©cembre 2025 mais a Ă©tĂ© remplacĂ© par une nouvelle rĂ©gulation Ă©conomique du nuclĂ©aire, en conformitĂ© avec les rĂšgles europĂ©ennes.

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Cette nouvelle organisation du marchĂ© de l’électricitĂ© français repose sur deux piliers :

  • D’une part, un encouragement du dĂ©veloppe­ment de contrats de long terme nĂ©gociĂ©s entre acteurs sur les marchĂ©s et adaptĂ©s Ă  leurs besoins.
  • D’autre part, le mĂ©canisme de rĂ©gulation des revenus d’EDF issus du parc nuclĂ©aire existant pro­tĂ©geant les consommateurs en cas de situations de prix Ă©levĂ©s.

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Avec elle, l’ensemble des consommateurs devrait bĂ©nĂ©ficier de la compĂ©titivitĂ© et de la stabilitĂ© des coĂ»ts du nuclĂ©aire existant, tout en prĂ©servant les capacitĂ©s financiĂšres d’EDF, nĂ©cessaires au maintien et au renouvellement du parc de production.

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D’autres dispositifs mentionnĂ©s dans la PPE 3 permettent de garantir un coĂ»t de l’électricitĂ© compĂ©titif :

  • La compensation des Ă©missions indirectes de CO₂ pour protĂ©ger les industries trĂšs Ă©lectro-intensives de la concurrence internationale ;
  • La rĂ©duction du tarif d’utilisation du rĂ©seau pour les sites trĂšs consommateurs d’électricitĂ© ou certains sites de stockage d’énergie ;
  • Les tarifs rĂ©duits d’accise sur l’électricitĂ© pour les industries Ă©lectro-intensives, exposĂ©es Ă  la concurrence internationale ;
  • L’appel d’offres interruptibilitĂ© : de grandes installations industrielles peuvent ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©es pour rĂ©duire trĂšs rapidement leur consommation d’électricitĂ© (en quelques secondes) lorsque le rĂ©seau en a besoin.

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Quels impacts sur l'industrie et l’emploi ?

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Décarbonation, efficacité énergétique et modernisation productive : les transformations industrielles à venir !

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Comme Ă©tabli prĂ©cĂ©demment, l’accĂ©lĂ©ration des Ă©nergies dĂ©carbonĂ©es souveraines et du dĂ©ploiement de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique entraĂźneront forcĂ©ment des transformations dans toute l’économie, et notamment l’industrie. 

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Le mix Ă©nergĂ©tique de demain, en particulier le mix Ă©lectrique, est construit sur la base d’un scĂ©nario de rĂ©industrialisation qui a Ă©tĂ© intĂ©grĂ© au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de cette Programmation Pluriannuelle de l'Énergie.

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L’objectif in fine est de concilier souverainetĂ© industrielle et Ă©nergĂ©tique.

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La PPE 3 fait donc état de deux dimensions intrinsÚques pour garantir la compétitivité industrielle française. 

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D’une part, une augmentation consĂ©quente de la production d’électricitĂ© bas carbone tout en assurant des prix permettant Ă  l’industrie française de rester compĂ©titive et de maĂźtriser sa facture Ă©nergĂ©tique. 

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D’autre part, la poursuite des objectifs forts de dĂ©carbonation et d’électrification de l’industrie, en particulier s’agissant des activitĂ©s les plus exposĂ©es Ă  la concurrence internationale.

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Elles font suite aux diffĂ©rents dispositifs de soutien qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mis en place prĂ©cĂ©demment comme les appels Ă  projet France Relance ou France 2030, la loi Industrie Verte ou encore les certificats d’économies d’énergie (CEE). 

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Tous soutiennent les investissements Ă©nergĂ©tiques en faveur de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et de la dĂ©carbonation au sein des sites industriels.

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La crĂ©ation d’emplois et l’émergence de nouvelles compĂ©tences 

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🔎 Les chiffres clĂ©s :

Plus de 120 000 emplois supplémentaires d'ici 2030 : +38 000 dans le photovoltaïque, +50 000 dans le nucléaire, +28 000 dans l'éolien en mer

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Si la transition vers une économie bas carbone va profondément transformer le secteur industriel, elle aura également un impact majeur sur le monde du travail.

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Les emplois et les compĂ©tences vont ĂȘtre amenĂ©s Ă©voluer en profondeur, en lien la rĂ©industrialisation verte encouragĂ©e par la PPE 3.

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Dans ce cadre, de nombreux secteurs devront mobiliser un grand nombre d’emplois industriels.

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Par exemple, pour le développement des énergies bas-carbone (nucléaire et renouvelable), la réindustrialisation des industries vertes, ainsi que la conversion et le démantÚlement des infrastructures liées aux énergies fossiles. 

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Ainsi, entre 200 000 et 500 000 emplois pourraient ĂȘtre créés au niveau national dans les prochaines annĂ©es, selon la SNBC 2. Par ailleurs, il est estimĂ© que la transition bas carbone concernerait environ 25 Ă  30 % des emplois du secteur privĂ©.

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Ainsi, la PPE 3 identifie plusieurs enjeux pour l’emploi dans le secteur de l’énergie : crĂ©er de nouveaux postes adaptĂ©s, transformer ceux existants, dĂ©terminer les compĂ©tences nĂ©cessaires et adapter les formations aux besoins futurs.

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Conclusion

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RĂ©duire la dĂ©pendance aux Ă©nergies fossiles et renforcer la souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique de la France constituent les objectifs centraux de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3).

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Pour les atteindre, la relance du nuclĂ©aire, le dĂ©ploiement des Ă©nergies renouvelables et l’électrification massive des usages constituent des piliers complĂ©mentaires, avec des rĂ©percussions importantes dans les secteurs Ă©conomiques et industriels.

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La clause de revoyure prévue en 2027 offre toutefois une flexibilité dans son application, notamment dans le contexte des élections présidentielles.

Une main en style pointilliste tenant une ampoule allumée devant un cercle bleu avec les mots en français « en éclaireur » et en anglais « news ».

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